Orange d’Égypte : le désert continue et continuera de verdir.

  • Publié le 2/02/2017 - Elaboré par Observatoire des Marchés
  • FruiTrop n°246 , Page 6 à 6
  • Gratuit

L’Égypte, déjà sixième producteur mondial d’orange, continue d’étendre ses surfaces d’orangers à grande vitesse.

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Un mouvement lié à la bonne rentabilité du secteur, dont la très forte compétitivité a été renforcée par la dévaluation de la livre. Le pays a amélioré ses positions sur ses marchés traditionnels (Russie notamment, où le pays a aussi bénéficié de l’embargo sur les productions turques en 2015-16 et communautaires) ainsi qu’en perçant en Asie. Les surfaces se sont accrues de plus de 10 000 ha ces cinq dernières années, les exportations passant dans le même temps de moins d’un million de tonnes à près de 1.5 million de tonnes. Le mouvement devrait connaître un coup d’accélérateur en 2016-17. Le gouvernement a lancé en octobre 2016 un nouveau programme d’octroi de concessions de terres gagnées sur le désert. Cette politique a permis d’accroître la surface agricole du pays de plus d’un million d’hectares depuis sa mise en place dans les années 1930. Le premier volet de cette nouvelle tranche porte sur 210 000 ha (sur un total de 630 000 ha), situés dans le gouvernorat de Minya (centre), dans la zone de  Toshka (haute Egypte) et de l’oasis de Farafra (ouest du pays). L’irrigation, problème crucial, sera assurée à 80 % par des puits (près de 5 000 dans les zones de Minya et de Farafra). Si le désert verdit, les nappes phréatiques fossiles risquent fort d’être, elles, d’un bleu de plus en plus pâle.

Source : USDA

orange - egypte - exportations
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orange - egypte - surfaces
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